Jeudi 19 novembre 2009
 

Gatak et Komal connaissaient les égouts comme leurs poches, s'ils avaient pu en avoir. A force de les arpenter en long et en large en tant qu'éclaireurs du Grand Tanarbrak retrouver un démon renégat parmi le dédale de tunnels passait pour un jeu d'enfants, ajouter que celui ci, devenu impotent, ne serait pas en mesure de se préparer à leur attaque et de les repousser. Ainsi ils étaient partis vers les souterrains confiants au devenir de la mission. Elle serait correctement effectuée et leur grand roi , satisfait de leur travail, les gratifierait peu être par un grade supérieur ou une récompense tiré de son trésor personnel. En partie aveugles les goules comptaient davantage sur la finesse de leur odorat. Elles filtraient toutes sortes d'odeurs et même parmi ce miasme nauséabond elles parvenaient à différencier la moindre effluve. La trace olfactive d'un démon serait aussi visible qu'un point rouge au milieu d'un panneau blanc. Leur traque s'étalait exclusivement sur le réseau externe des tunnels. Les gardes postés aux entrées principales de l'antre labyrinthique de Tanarbrak constituaient un solide barrage où la présence du renégat aurait été immédiatement décelée, il fallait donc concentrer les efforts sur le vaste réseau extérieur, là où Glikar avait pu déposer le renégat sans risquer de se perdre. Vu la configuration restreinte des tunnels l'avance de ce dernier ne pouvait être que réduite et très limitée dans l'espace bien qu'ils ignoraient si cette créature démoniaque était en mesure de les voir dans le noir. Dans ce cas l'effet de surprise serait réduit à néant, il faudrait alors improviser et sans doute se battre. Les deux goules évoluaient côte à côte grâce à leurs quatre membres agiles telles deux grosses araignées sinistres et s'arrêtaient parfois pour humer l'air de concert et changer de direction. Elles évitèrent une équipe de techniciens humains affectés à curer un tunnel bouché et passèrent dans leurs dos sans qu'ils se rendent compte de leur machiavélique présence. En général ils évitaient toute forme de contact rapproché avec les humains, Tanarbrak ne désirant pas attirer l'attention sur sa meute pour des motifs aussi futiles que vouloir croquer un bout d'homme. Komal réprima un râle d'insatisfaction, il était dur de résister à l'attrait de la chaire si proche et si tentante mais la crainte des représailles exercées par son seigneur fut plus forte que ce désir rapidement réprimé. La chaire de démon avait bien meilleur goût.

 

 

 

 

Par Monroman - Communauté : le club du fantastique
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Dimanche 15 novembre 2009
 

 

La persistante pestilence des égouts écœurait Vincent au point qu' il avait du s'arrêter à plusieurs reprises pour se retenir de vomir. Voilà un long moment qu'il rampait tel un rat perdu dans la fange, les détritus et les autres immondices accumulés à l'intérieur des égouts obscurs. A l'origine ce fut un réveil brutal, là au beau milieu de la merde déversée en continu par des milliers de conduits. Une odeur abominable, envahissante et suffocante qui le prenait à la gorge, s'insinuant dans ses narines, sa bouche et les pores de sa peau. Au début un brouillard absorbait ses souvenirs, les transformant en des songes diffus, brouillons et distants. Une série de visions saccadées, à la limite de l'irréel refluaient en lui: une course poursuite le long des Champs Elysées avec les forces de l'ordre parmi la foule des badauds et des touristes; une fuite effrénée par les hauteurs d'un des bâtiments de ladite avenue. Puis petit à petit sa mémoire se reconstitua en un long fil tiraillé. Le parfum évaporé d'une incroyable puissance, un arrière goût d' énergie terrifiante dont il avait juste effleuré l'intensité et entrevu le formidable potentiel émergea lentement de sa mémoire souillée. Désormais Vincent se trainait à tâtons dans les eaux croupies, épuisé et éreinté, parmi les odeurs puantes et fétides à la recherche d'une issue introuvable. Sous ses pieds avait défilé le monde, une fourmilière d'humains apathiques guidés par deux préoccupations majeures et finalement futiles, vivre et procréer. Un ramassis d'hommes et de femmes dont il avait perçut avec clairvoyance l'infériorité criante. Non, il n'appartenait plus à cette race déficiente et arriérée; d'ailleurs il ne se souvenait d'aucun des passages de sa vie passée happées par le vortex vorace des portes du Paradis. Il était devenu autre chose, un être supérieur ayant prit conscience d'une autre réalité que la simple et inutile existence sur Terre. Ses pensées, de plus en plus claires, se déportèrent sur un autre axe de réflexion. Qui l'avait jeté dans ces égouts et pourquoi? Qui avait pu le surprendre par derrière et l'assommer sans craindre de prendre le risque de l'affronter ?

Un bruit de reniflement, similaire à celui d'un fauve parvint à ses oreilles. Dans ce noir indicible et méphitique Vincent ne pouvait compter que sur son ouïe. Il stoppa son avance pour épier les ténèbres.

Par Monroman - Communauté : Enigma
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Mardi 10 novembre 2009
 

L' allure faussement paresseuse de la goule ne risquait pas de tromper la vigilance du vieux démon, fin connaisseur de ce genre de vermine et de leurs coups foireux. Pour parer à toute surprise désagréable, Glikar restait à une distance de sécurité raisonnable et maintenait ses alertes psychiques actives. Il détectait tout autour de lui une multitude de contacts immobiles et silencieux. Tapie dans les ombres ténébreuses,la meute l'encerclait, disposée à se ruer sur lui sur un simple signal de son chef. Emmitouflé dans une couverture infecte et souillée, la peau putréfiée couverte de pu, de furoncles et de vers, Tanarbrak l'insaisissable dégageait une odeur nauséabonde et repoussante. Le roi des Goules plissa ses yeux globuleux et flasques où se perdaient deux petites pupilles vertes, un liquide jaunâtre suinta des coins de sa bouche encombrée de minuscules dents pointues. De son crâne gris dégarnit pendait quelques touffes de cheveux blancs vestiges de son ancienne humanité.

  • Glikar, cela fait bien longtemps que tu ne nous avais pas rendue visite ironisa t il d'une voix rocailleuse émaillée d'intonations stridentes.

Un pigeon s'envola d'une poutre rongée par la rouille et s'évada par le toit éventré de l'immense usine désaffectée. Au dessus les nuages,d'un gris pâteux, maintenait les lieux dans une ambiance glauque et sinistre. La végétation et les mauvaises herbes y avait élu domicile au milieu de larges flaques d'eau croupie et des restes tordus de machines détruites. Le squelette de la charpente, couverte ici et là de plaques de taule trouées ,côtoyait des murs fissurés et couverts de graffitis obscènes. La nuit surgissaient de ces lieux abandonnés des cris affreux, des hurlements à faire pâlir n'importe quel curieux qui s'approcherait d'un peu trop près. Les rares téméraires à avoir braver leurs peurs pour y jeter un œil juraient avoir vu des ombres se glisser parmi les décombres de ce géant de métal corosé. Même la gendarmerie n'osait pas s'y rendre au motif officiel qu'elle était situé sur un terrain privé et bottait en touche à chaque demande d'intervention. Pour l'ennemi elle constituait un nid grouillant de goules infestant la région grâce à un ingénieux réseau de souterrains et de tunnels. Par trois fois ils avait tenté d'en prendre possession au prix de lourdes pertes. Leur chef, un familier du nom de Tanarbrak, jusque là inconnu des services de renseignements angéliques, y avait gagné ses lettres de noblesse. Sa principale force avait été de pouvoir rassembler les différents clans de sa race sous son joug et de les unir contre un adversaire commun. Personne ne doutait des moyens cruels qu'il avait du employer pour convaincre les indécis et se débarrasser de ses concurrents. Depuis il constituait un allié précieux de la gens démonia mais un allié qui se monnayait cher, très cher et dont la fiabilité demeurait douteuse car uniquement basée par l'appât du gain. Le démon avait prit de gros risques en s'aventurant seul au cœur du repaire du roi des goules.

  • je remercie sa majesté de me laisser l'opportunité de me présenter à lui déclara Glikar d'une voix amicale sans une once de sympathie dans les yeux.

    Il fallait se forcer. Tanarbrak affectait particulièrement les marques de déférence liées à son titre de pacotille auto proclamé, à l'image de l'ancienne noblesse humaine qu'il singeait grossièrement. La goule gesticula sous son manteau de fortune en guise de satisfaction, un son étouffé mourut au fond de sa gorge putride.

  • Que veux tu ? Sa voix sifflante se répercutait sur les murs effondrés de l'usine en une lente agonie de sons claquants.

  • Je suis venu d'apporter un présent, oh roi. Un présent qui, je le pense, tu ne pourras refuser.

    A ce mot les yeux vitreux de Tanarbrak furent parcourus d'une brève étincelle d'intérêt. Il raffolait des cadeaux en tout genre et les gardait jalousement dans sa salle du trône, enfouie secrètement quelque part sous l'usine au milieu d'un labyrinthe complexe de tunnels. Là où Glikar voulait précisément se rendre.

    La créature l'observa un moment, sa petite cervelle devait bouillir.

  • Pourquoi m'offrir « quelque chose » si ce n'est pour me demander « quelque chose » en échange comme vous autres, démons, avez l'habitude?

    La méfiance transpirait chez cet être fourbe, retords et rusé. S'il haïssait les anges de part sa nature malveillante il n'appréciait pas non plus leurs frères déchus, celui ayant été à une époque lointaine le serviteur d'un membre de la gens démonia.

  • Je ne veux rien contenta de répondre Glikar en sachant pertinemment que Tanarbrak ne le croirait pas si aisément.

    A cette réponse la goule rit à gorge déployée en un concert de tonalités rauques et aiguës. Le métal de la structure de l'usine vibra à l'écho.

  • Tu mens mal démon, tu n'es pas là par hasard et ce qui reste de mon doigt crochu me dit que tu as une idée derrière la tête ! Vous n'êtes pas des adeptes de la gratitude et venir ici est dangereux même pour un sang chaud. Or personne ne prend des risques pour rien, pas même nous autres. Quel est donc ce présent ?

    Glikar prit une voix théâtrale, l'annonce méritait d'être travaillée.

  • Un démon.

    Le seigneur des goules hoqueta à cette annonce inattendue. Ses gros yeux s'ouvrirent un instant sous la surprise puis revinrent à leur position initiale, suspicieux.

  • Un démon? Depuis quand abonnez vous les vôtres ? Demanda t il d'une voix grinçante.

  • Nous n'abandonnons jamais les nôtres. Cette règle est immuable. Là c'est quelque peu différent.

  • J'avoue ne pas saisir le sens de tes mots, Glikar. Peux tu être plus précis aux fins de m'éclairer.

  • C'est un traitre, oh roi des goules. Un ignoble renégat. Il doit par conséquent souffrir et nous avons pensé que le remettre à tes bons soins serait la meilleure des punitions.

    Deux longs bras difformes et osseux jaillirent de la couverture et de déplièrent, Tanarbrak frotta ses mains décomposées où par endroits luisaient les os, cartilages et les tendons. Quelques morceaux de peau morte tombèrent au sol.

  • Un met de choix, mais dis moi, est il encore dangereux ? Je ne voudrais pas qu'il massacre mes ouailles, elles sont si chers à mon cœur.

  • Sa pierre a été retirée, il sera donc totalement inoffensif. Fait de lui ce que bon te plaira. Je l'ai déposé dans un égout pas très loin d'ici, les tiens n'auront aucune difficulté pour le localiser à l'odorat et te le ramener.

  • Tu aurais pu le déposer à mes pieds. Voilà la la façon de remettre des présents à un digne seigneur. Pourquoi vais je devoir aller le récupérer?

  • Rien n'échappe à ton esprit brillant oh roi des goules. J'ai d'abord pensé à venir avec mais finalement je me suis dit qu'une petite traque ne manquerait pas de te réjouir. On te dit redoutable chasseur.

  • On peut dire que tu sais présenter les choses sous leur meilleur angle, vieille langue fourche. J'enverrai dans ce cas un groupe le récupérer au cas où tu m'aurais tendu un piège car on ne sait jamais avec vous sur quels pieds danser et il faut toujours s'armer de bonnes précautions. Je ne chasse désormais que rarement et encore quand je le fais c'est sur mon propre domaine de souterrains. En échange veux tu une femelle humaine pour de divertir ? J'ai quelques captives et certaines, j'en suis sûr, seront en mesure de satisfaire le moindre de tes désirs pervers.

    En tant que démon Glikar ignorait tout sentiment ou émotion. Cependant imaginer un femme livrée à la merci des volontés lubriques et perverses de cet être répugnant le dégouta.

  • Cette proposition est généreuse, oh roi des goules mais je me dois de la décliner. Ma mission étant terminée je vais devoir rentrer auprès des miens et faire mon rapport.

    Les yeux de Tanarbrak s' étrécirent en deux fentes venimeuses où le vert de ses pupilles vira au noir ténébreux.

  • Si vite? Oserais tu dédaigner ma légendaire hospitalité. Buvons au moins le godet de l'amitié comme les us et coutumes l'exigent. Ne t'inquiète pas pour ton rapport, je te fournirai un guide pour t'aider à traverser les tunnels et les égouts, tu gagneras ainsi un temps précieux sur le retour. Il siffla entre ses dents.

    Cette saloperie avait elle flairer le piège songea Glikar. Possible...mais il était trop tard pour reculer.

    Trois goules se faufilèrent avec agilité et discrétion jusqu'à eux, leurs pieds semblaient effleurer le sol. Deux portaient une petite table ronde en bois, une autre tenait une cruche remplie d'un liquide rouge avec deux verres en cristal. Il s'agissait là d'une très ancienne tradition de moins en moins respectée. Lors d'un pacte ou d'une alliance on buvait le sang d'un innocent fraichement sacrifié. Glikar n'avait pas le choix, il devait s'y plier pour ne pas attirer l'attention de cette crapule de Tanarbrak. Les goules installèrent la table entre eux puis se retirèrent aussi vite qu'elles étaient venues. Le roi s'avança près de la table,remplit les deux verres avec précaution et en tendit un au démon. Glikar le prit en hochant la tête et bu son contenu cul sec. Le goût du sang était quelque peu amer.

  • On peu dire que tu es un rapide remarqua Tanarbrak en goutant du bout de sa langue noire le sang versé dans son verre. Puis je savoir ce qu'a fait ce traitre pour mériter un tel sort?

  • Je suis pressé oh roi. Quand à ta question il m' impossible d'y répondre. Sous la torture le premier concerné te répondra peut être.

  • Pardonne moi démon, ma curiosité est parfois plus forte s'excusa le seigneur des goules en reposant son verre, il y avait à peine touché. Peux tu au moins me donner son nom, il s'ajoutera à ma longue liste des trophées qui ornent mes murs.

  • Selon la tradition tout traitre perd ses titres, son rang, ses possessions et son nom. Ce n'est donc plus qu'un condamné en sursit, un sans nom...il ne pu terminer sa phrase. Ses muscles se contractèrent d'un coup et se raidirent, le paralysant sur place. Glikar jeta un regard de haine à son empoisonneur. Seule sa bouche pouvait encore bouger au prix de mille efforts.

  • Que m'as tu fait sale ordure ? Parvint il a prononcer entre ses lèvres serrées.

  • Allons, tu ne vas pas commencer à insulter le roi que je suis. Je prends juste de simples précautions préventives diront nous. Ton nom ne circule plus parmi les hautes sphères démoniaques depuis longtemps Glikar; on dit de toi que du « rôdes » dans le monde des hommes parmi les hommes car peut être préfères tu leur déplaisante compagnie à celle des tiens. Au fond peu m'importe. Un détail cependant, la gens démonia nous envoie des émissaires, en général toujours les mêmes, mais voilà que tu pointes ton nez chez moi sur ordres de tes chefs avec un présent tombé du ciel. Qui ne devinerait pas là un stratagème destiné à tromper ma vigilance? D'un autre côté peut être me dis tu la vérité. La réponse est là bas dans les tunnels et en attendant je veux t'avoir sous la main au cas où je serais fortement déçu.

    Glikar voulu se dégager de cet étau, il comprima ses membres, en vain. Les veines de son cou, tendues et gonflées à l'extrême donnaient l'impression qu'elles allaient exploser.

  • Ce breuvage est en fait du sang de prêtre. Comme tu le sais si bien, poursuit la goule en tournant autour de Glikar comme un bourreau qui observerait sa future victime, c'est un poison. Il attrapa la carafe et d'un geste circulaire fit tourner le sang à l'intérieur. En infime quantité il vous paralyse, l'excès vous banni pour de bon. Entre nous je préfère le premier emploi; il serait fort regrettable que je sois amené à vider le reste de la carafe dans ta gorge.

 

Par Monroman - Communauté : Enigma
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Mardi 10 novembre 2009
 

Une énergie surprenante coulait dans les veines violacées de Vincent. Malgré sa foulée soutenue il ne ressentait aucune once de fatigue et ses muscles paraissaient aussi frais que jamais. A ses trousses les policiers peinaient à le rattraper, en partie à cause du flux de passants et aussi en raison de leurs faiblesses physiques. Ainsi l'occasion de les semer définitivement grandissait à chaque mètre supplémentaire franchit. En dehors des prouesses de son corps, ses sens semblaient également étendus à des niveaux jamais atteints. Un flot de données sensorielles le submergeait à l'excès. Sa vision dilatée lui permettait de détailler chaque personne ou objet quelque soit la distance; son odorat surdéveloppé recueillait les moindres odeurs et un large éventail de traces chimiques et olfactives en suspension dans l'air; les sons et les bruits, même imperceptibles, n'avaient plus de secret pour son ouïe extrêmement fine. Emporté par cet euphorie Vincent essaya de tester sa force, il fit un bon prodigieux avant de retomber sur ses deux jambes quelques mètres plus loin. Exalté par ces capacités fantastiques l'adolescent ressentit un besoin d'exercer cette nouvelle puissance. Il sauta encore et encore, piqua des sprints à une vitesse vertigineuse. En quelques bons il fut sur le toit d'un immeuble, sous ses yeux se déroulait l'avenue des Champs Elysées. Un monde s'offrait à lui, un monde remplit de faibles et d'impuissants. Non, vraiment, il n'appartenait plus à cette race se dit il avec un regard de prédateur. Vincent rit à gorge déployée à l'idée de son humanité perdue. Une main l'arracha à sa contemplation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Monroman - Communauté : Romans en ligne
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Samedi 7 novembre 2009
 

Un déclic. Glikar n'avait pas besoin de l'entendre pour en comprendre la nature. Sa vision étendue momentanément à 360 degré permettait de couvrir ses arrières le temps d'en finir avec le misérable coincé sous son pied. Un autre imbécile venait de se distinguer de la masse d'humains regroupés à bonne distance de la boutique et s'avançait d'un pas hésitant en le pointant de son arme ridicule. Il faisait piètre impression. Encore un jeunot se dit Glikar, déçu qu'on envoie de pauvres lapins directement conduits à l'abattoir. Son dos se durcit d'une peau noire et épaisse, cela arrêterait sans difficulté les balles de ce type de calibre, non qu'il craignait qu'on lui tire dessus mais plutôt qu' un geste brusque amène le malheureux à faire des bêtises. En moins de temps que le battement d'aile d'un oiseau Glikar assomma Rodion d'un uppercut et se déplaça juste derrière son renfort de fortune. Il n'eut aucune peine à se saisir du pistolet et à soulever son porteur, léger comme une feuille. Ses pieds fouaillaient l'air à quelques centimètres du sol, tel un pantin désarticulé soumis à l'observation d'un créateur de jouet. Glikar hésitait entre écrabouiller sa tête ou le laisser en vie. Trop de monde était rassemblé pour se voir offrir un spectacle de tripes et de sang. Il privilégia donc la seconde option. L'homme s'étant évanoui, le démon le lâcha, il tomba lourdement sur le trottoir. Glikar avait d'autres préoccupations que le sort de deux humains.

 

Par Monroman - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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ANGELIUM

Présentation

  • : ANGELIUM
  • : les Anges traquent les démons sur Terre. Mais est ce là la véritable volonté de Dieu ? Un démon déchu caché dans le corps d'un jeune homme va tenter de percer l'insondable vérité. je vous invite a découvrir mon premier roman mis en ligne au fur et à mesure, j'attends vos critiques et avis. Merci
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